Dans le cadre de l'enseignement d'exploration "Méthodes et Pratiques Scientifiques", une partie des élèves de la classe de seconde 6 du lycée René Cassin de Montfort sur Meu vat travailler sur l'impact humain sur la biodiversité littorale et en particulier sur les pollutions plastiques.

Ils seront encadrés par un enseignant de Physique-Chimie : Antoine Charlet et un enseignant de Sciences de la Vie et de la Terre, moi-même. La prise de conscience de l'emprise humaine sur notre environnement est plus facilement réalisable par des exemples concrets qui permettent aussi aux élèves de mieux connaître leur région, aussi nous avons décidé de les emmener malgré un temps hivernal sur les plages de notre département, l'Ille et Vilaine où les tempêtes ramènent en cette saison l'essentiel des pollutions déversées par l'Homme et invisiblesdepuis la terre le reste de l'année.

 

Au cours de la première séance, nous avons choisi avec les élèves les 6 ateliers autour desquels nos élèves allaient travailler; de cette "tempête cérébrale" (brainstorming) ont émergé les idées suivantes :

- récolte du plancton (à l'aide des protocoles proposés par tara expditions)

- récolte des êtres vivants animaux des milieux sableux et rocheux

- récolte de différents échantillons d'eau de mer (en vue de les caractériser chimiquement) dans différents endroits

- récolte d'algues pour constituer un alguier

- récolte et ramassage de plastiques ramenés par la tempête

- mesure de densité d'être vivants (algues) à différents endroits

Nos 17 scientifques en herbe profiteront de cette "marée" pour avoir du matériel de premier choix et récoltés par leurs soins pour de manière responsable (et durable)  orienter leur travail au cours de ce cycle d'apprentissage où ils remobiliseront leurs connaissances sur les 3 niveaux de d'organisation de la biodiversité (écosystème, organisme, génétique).

La problématique à laquelle ils devront répondre leur permettra de comprendre comment l'action humaine peut avoir un impact sur la biodiversité littorale (via le prélèvement d'êtres vivants ou les polllutions plastiques).

Ce travail, réalisé grâce à leurs propres prélèvements raisonnés, est mené dans le but de les sensibiliser au développement durable mais aussi au travail des chercheurs qu'ils recontreront à Concarneau le 13 avril. En effet, ils visiteront la station biologique du museum d'histoire naturelle et échangeront sur l'ensemble des métiers nécessaires au fonctionnement de cette unité de recherche pour, pourquoi pas, envisager une orientation vers des mtiers qui leur étaient alors inconnus.

Aymeric Chevallier